Etrange et frustrante sensation.... Ce lieu, ce blog que je voulais alimenter régulièrement d'articles, de textes, de récits...Cet espace que j'ai crée il y a maintenant un peu plus de 2 ans pour pouvoir m'y deverser, m'y répendre et m'exprimer...Cette bulle est quasi à l'abandon aujourd'hui, ma dernière publication datant de décembre 2010. 9 mois que je n'ai pas écrit ici. Et cet écrit qui m'a tant aidé, qui m'a submergé durant cette période où mon éponge interne avait besoin d'être pressée pour faire ressortir le jus noirâtre et âpre qu'elle contenait Cet écrit qui m'habitait, m'animait follement lançant mes doigts de manière quasi frénétique sur le clavier de façon euphorique ou douloureuse. Aujourd'hui, je voulais écrire quelque chose. Je ne sais quoi exactement mais j'avais envie d'écrire, j'avais envie de retrouver cette sensation unique d'être dans ma bulle. Cette sensation alimentée par le bruit mou du clavier noir, le curseur qui s'agite, la clope qui se consume dans le […]
Samedi 4... Les yeux s'ouvrent difficilement, les paupières embourbées par le sommeil. Les pupilles se rétractent légèrement, heurtées par la lumière de dehors qui s'immisce à travers les volets Les sourcils se froncent, les poings se ferment, les bras et les jambes se tendent, s'étirent laissant échapper un soupir mêlé de sommeil, de résignation et de relâchement pendant que toute l'énergie corporelle se diffuse dans les membres. Le crissement des cheveux sur le tissu de l'oreiller accompagne le mouvement de la tête qui se tourne pour voir le radio réveil. Quatre chiffres rouges s'affichent. 08:10 Grommellement, juron étouffé, soupir... Je reprends conscience de ce qui m'entoure, du jour que l'on ait et d'où je suis Je me retourne et c'est seulement là que le gars dans mon crâne se réveil aussi pour prendre son marteau et taper comme un chaudronnier sur le métal lourd. Ce métal est un mélange concocté la veille avec mes amis et composé de bières, pastis, cigarettes, […]
Samedi 19 décembre....Je me reveille, la tête enfoncée lourdement dans l'oreiller. La bière de la veille m'a calmé après m'avoir euphorisé Les yeux scrutent mollement ma chambre. Une faible lumière vient donner à la pièce une ambiance fatiguée. Mes fringues pendent mollement sur la chaise de bureau, mon piano aux touches blanches et noires me regarde me reveiller. Je m'accoude lentement pendant que ma main vient débroussailler mes cheveux. Aujourd'hui, journée difficile en perspective. Aujourd'hui, à une semaine de Noel; je dois me lancer dans ce veritable marathon de la course aux cadeaux....J'ai déjà la flemme avant même de me lever...Course aux cadeaux une semaine avant Noël? Un samedi?.....Comment se donner toutes les chances que celà se passe dans une ambiance sereine. Mes pieds quittent la couette en criant leur désaccord. Le soupir qui suit est leur voix. Mes pas me trainent lentement vers la salle de bain. Lavabo. Eau fraîche aspergée sur le visage comme pour rincer toute […]
Marche sur trottoirs urbains. Marche guidée par un point menant vers l’antre de la ville : la bouche de métro. Bouche de métro… Les escaliers austères mènent sous la terre. Le sentiment d’oppression surgit alors rien que par ce fait géographique. Sous le sol, sous la terre et ce sentiment d’être prisonnier d’elle. Une sorte de claustrophobie…qui va aller crescendo au fil de l’avancée dans le métro. Compostage de billets. Voyants qui passent au vert avec un bruit robotique de validation. Portes automatiques qui s’ouvrent pour laisser entrer et qui se referment aussi sec une fois passées. Avancée vers les destinations recherchées et indiquées par des panneaux au jeu de couleurs pour bien différencier les informations entre elles. Couloir et sa foule…Une mer de têtes formant une vraie houle qui suit le rythme des pas. Des pas qui vont tous dans le même sens, comme sur un tapis roulant de la vie. Tous dans le même sens mais pas pour les mêmes raisons : boulots, gare, maison, […]
Il ouvrit brusquement les yeux. Allongé dans son lit, le drap blanc entremêlé entre ses jambes, il mit quelques secondes à réaliser où il se trouvait. Clignant des yeux comme pour chasser les dernières images du rêve qu'il venait de faire, il releva la tête et fit un tour d'horizon de son lit. Sa chambre était tamisée d'une lumière faiblarde s'immisçant entre les volets en bois. La pièce était de taille modeste, aux murs blancs et le sol, tout comme sur le reste de sa maison, était fait de larges dalles grises aux contours irréguliers. Une grosse armoire en bois massif, avec une double porte en miroir, siégeait majestueusement en face de son lit. A l'intérieur se trouvaient ses quelques vêtements mollement rangés et pliés. Une commode du même acabit que l'armoire était posée le long du mur gauche, sous la fenêtre. En face de cette commode, la porte d'entrée de la chambre. Petite porte grinçante à la poignée en fer, elle était entrouverte et du lit on ne pouvait voir que le début […]
J'adore quand les baisers se font un peu plus intenses et que les mains entament leur danse. J'adore sentir les respirations s'intensifier, doucement s'accélérer et voir les corps se rapprocher. Les mains qui effleurent puis saisissent, les cuisses qui se rencontrent, se chevauchent et les étreintes qui s’affermissent… L’envie prend de plus en plus les devants, les vêtements deviennent gênants. J’adore voir la peau apparaître au fur et à mesure que les couches vestimentaires disparaissent Pour ensuite venir la saisir, l’enlacer pour sentir nos peaux respirer en tout tendresse J'adore la voir sourire quand nos regards se disent ce que nos lèvres ne peuvent se dire. J'adore la voir fermer les yeux et voir l'expression sur son visage de plaisir. J'adore lui mordiller la peau à certains endroits du cou quand mes lèvres parcourent ces formes là. J'adore plonger ma main en même temps dans ses cheveux, les faire glisser entre mes doigts Serrer un peu, relâcher et masser le crane du bout […]
Comment exprimer ce ressenti. Cette sensation étrange de faire parti d’un tout. D’être un élément d’un ensemble. D’être à la fois dans mon monde à la fois dans celui que tout le monde vit. Je viens de passer un dimanche dans toute sa splendeur. Seul chez moi, je me suis fait une journée à ma couleur, mon rythme, ma façon. Personne, le temps pour moi, je me suis prélassé dans ma bulle. Dans cette journée peu mouvementée en terme de déplacement physique, j’ai du quand même faire deux déplacements hors de chez moi. Dur epreuve dans une journée sous le signe du glandouillage. Deux déplacements pour des compensations : acheter des cigarettes en début d’aprem, une bière en fin de journée. Ces deux sorties m’ont paru vraiment décalées par rapport à ma journée. Décalées car j’ai confronté ma bulle à celle de la société. Sortir de mon appartement, ma bulle physique, et réadapter ma bulle mental à celles que je croisent dans la rue. Les gens… J’explique. Depuis mon levé d’aujourd’hui, ma […]
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